Ce que les jeux vidéo nous apprennent de l’économie

Le point de départ est une expérience racontée dans le mensuel libertarien américain Reason (@reason). Une expérience menée par un économiste grec du nom de Yanis Varoufakis (@yanisvaroufakis) qui enseigne la théorie économique à l’université d’Athènes ainsi qu’à l’université d’Austin au Texas. En 2011, Varoufakis est contacté par le PDG d’une entreprise de jeu vidéo, à l’origine de jeux comme Half-Life et Portal, qui lui demande s’il veut bien appliquer son savoir aux économies virtuelles qui sont à l’œuvre à l’intérieur des jeux vidéos. Pendant un an et demi, Varoufakis a joué, observé et a en tiré quelques conclusions bien intéressantes.

Selon Yannis Varoufakis, l’observation la plus frappante, c’est la vitesse à laquelle évoluent ces économies. En un an, vous assistez à des processus auxquels on peut assister dans les économies du monde « réel » – création de réseaux d’échange complexes et de systèmes économiques solides – mais qui prennent des siècles. Ce qui lui permis de comprendre quelque chose d’essentiel : « nous les économistes, dit-il, nous fabriquons des modèles où les choix économiques convergent très vite vers un équilibre où offre et demande s’équivalent et où les prix tendent vers leur niveau naturel, et ainsi de suite. Mais, ça n’est du tout comme ça que ça marche en vrai. Et nous aurions dû nous en apercevoir plus tôt. Et, c’est fascinant à voir dans le jeu vidéo : très vite, le comportement collectif converge à l’équilibre puis, de lui-même, se déséquilibre. Un autre équilibre apparaît, puis disparaît. Ce qui est fascinant, c’est la vitesse et l’irrégularité du comportement collectif à l’équilibre et la vitesse à laquelle de nouveaux équilibres se forment ». Pour lui, cela rend caducs tous les modèles économiques courants.

Ce que les jeux vidéo nous apprennent de l’économie

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Jeunes entrepreneurs, comment incarner son entreprise ?

Le leadership est une qualité que tout bon représentant d’une entreprise/start-up doit posséder. Mais, qu’est-ce qui se cache réellement derrière ce terme un peu vague ? Ne se fait-on pas de fausses idées du leadership ? Comment l’utiliser pour incarner au mieux son entreprise ?

Toutes ces questions furent au centre d’un atelier qui s’est tenu à l’évènement J-1∞, le 27 mai dernier. Un expert du leadership, Franck Joseph-Maurin, Fondateur de l’Agora du Leadership, a pu répondre à de jeunes start-upers qui rencontraient des problèmes concrets dans leur vie professionnelle.

Comment incarner son entreprise ?.

Karen Dwyer: 2014 – Les nouveaux diplômés et ce qu’il apportent au monde du travail

Karen Dwyer évoque évidemment la génération Y pour commencer car ce sont eux qui sortent actuellement des écoles, mais fait la part belle à la génération Z qui pointe le bout de son nez.

La préoccupation de cette nouvelle génération: les questions environnementales, un sens aigu de la responsabilité globale et le conservatisme financier. Des caractéristiques importantes qui auront un impact de leurs objectifs de carrière et la performance au travail

Karen Dwyer: 2014 Les nouveaux diplômés et ce qu’il apportent au monde du travail

Les 14 comportements à adopter pour réussir un entretien d’embauche

Les 14 comportements à adopter pour réussir un entretien d’embauche | Blog de beep jobQuelques hésitations avant de relayer ce post pour les raisons suivantes : si vous examinez attentivement les conseils proposés, ils relèvent tous simplement de la politesse et de la bonne éducation. Nous pourrions ajouter à la liste des classiques comme se laver, se brosser les dents et ne pas prononcer d’insultes.

A titre d’exemple, le conseil « Prendre des notes pendant l’entretien peut être un moyen de montrer que vous vous intéressez à l’entreprise. » est présenté de curieuse façon. Devez-vous faire croire que vous vous intéressez à l’entreprise ou alors vous intéressez-vous réellement à l’entreprise ? Dans le premier cas, nous pouvons d’ores et déjà vous assurer que le job risque de ne pas être pour vous. Ayant réalisé des entretiens d’embauche par le passé, nous pouvons vous dire que rien ne fait moins illusion qu’un candidat qui note scrupuleusement la date de création de la société et les chiffres liés au personnel donnés à titre informatif. C’est le signe qu’il ne sait absolument pas pourquoi il prend des notes.

Malgré l’apparente évidence des conseils proposés dans l’article, n’oubliez pas non plus d’être vous même, au risque de paraitre sans cela identique (insipide ?) à tous les autres candidats qui auront lu l’article.

Voilà qui est dit.

Les 14 comportements à adopter pour réussir un entretien d’embauche

Être unique comme tout le monde

D’habitude, nous vous proposions une veille d’articles susceptibles de vous intéresser et d’éveiller en vous les bonnes interrogations. Il nous a semblé opportun de faire évoluer notre mode de partage et de vous proposer de temps en temps un point de vue que nous espérons interactif sur nos thèmes de prédilection.

Les origines de la réflexion

Cover of "Russian Dolls"

Cover of Russian Dolls

J’inaugure donc aujourd’hui ce principe autour d’une réflexion sur le véritable sens d’être unique. Ce point de vue découle de plusieurs lectures et visionnages dans les récents jours. En premier lieu, j’avais relevé quelques temps avant l’écriture de cet article un article navrant de Nouvelles de France sur le désarroi supposé des nouvelles générations en raison du manque d’adéquation de leurs désirs par rapport à la réalité et de l’impossibilité de s’y insérer. A mes yeux, cette théorie pointait surtout un manque de connaissance sur vous tous, vos motivations et votre vision des choses. En second lieu, et c’est en vérité ce qui m’a conduit à produire cet article, j’ai visionné hier soir les deux films « L’Auberge espagnole » et « Les poupées russes » de Cédric Klapisch.

Le premier des deux, qui présente le voyage initiatique d’un jeune homme vers la prise de conscience de qui il est et donc de ce qu’il doit faire pour être heureux, me sembla tout du long correspondre à ce que nous vous proposons au sein du collectif Regards Croisés. Le film date de 2004 (déjà) et pourtant, il cible avec justesse le manque de préparation au monde du travail, l’absence de corrélation entre les études suivies et le travail souhaité, la rigidité du système éducatif, la différence entre l’Être et le Paraitre, l’importance de confronter des points de vue divers et tout un tas d’aspects qui collent à la perfection à la GenY. J’avais vu ce film en 2004 mais il trouvait hier soir un écho particulier à l’aune du travail de notre collectif. C’est donc avec intérêt que je découvrais ensuite « Les poupées russes », la suite que je n’avais jamais vue et qui déroule le tapis rouge de l’échec.

Si l’on juxtapose les deux films, la conséquence de choisir une voie qui nous parle vraiment, plus difficile que la norme que le système nous propose serait donc l’angoisse et la solitude puisqu’à aucun moment du film, les personnages ne se trouvent dans une situation plaisante, un constat qui atteint son paroxysme dans la la scène de mariage de fin où le marié, après avoir remué ciel et terre pour retrouver sa future épouse, pleure dans un coin à l’idée de l’avenir qui l’attend.

Sur ces deux constats proposés s’est construit la base d’une réflexion sur ce qu’était pour moi l’art d’être unique et ce qu’il induisait réellement.

Unique(s)

Pour commencer sur des bases saines, il faut bien définir les mots que l’on utilise. Trop de gens confondent « unique » et « supérieur », d’où le titre de cet article « Être unique comme tout le monde ».

Par unique, notre collectif entend tout ce qui fait votre richesse: votre point de vue, vos expériences, votre personnalité, vos goûts. Ce caractère unique ne place personne au dessus de quiconque, là n’est pas son but. Beaucoup de journalistes et d’écrivains supposent la GenY comme une apologie du « moi je », égoïste et hédoniste. Au cours des interventions que nous réalisons, nous vous communiquons l’importance de se connaître pour choisir les chemins adaptés à nos ambitions et nous constatons que vous avez soif de ce genre de partage. La confusion entre le caractère unique de chacun que nous vous encourageons à développer et le fait de se sentir non concerné par les normes, ce que nous vous encourageons à éviter, est à la source des articles cités en référence.

Car tout l’art d’être unique et heureux réside dans la capacité à s’intégrer dans le monde du travail (et dans le monde en général) sans trahir votre unicité. C’est l’art de jouer avec les normes et non de les combattre, de les fuir ou de les rejeter. Supposer être heureux hors du système en vivant dans le système est une gageure (d’ailleurs parfaitement illustrée par « Les poupées russes »). Faire consciemment des choix qui ne correspondent ni à vos attentes, ni à vos compétences sera à coup sûr une source de détresse future. Le plus grand défi que votre génération doit relever, c’est sans doute celui-ci : conjuguer votre unicité à l’aune du monde qui vous entoure. Les générations précédentes ont essayé de nombreuses autres voies : s’effacer pour correspondre à une image fantasmée du travailleur, combattre le système dans la rue par peur d’y disparaitre … au final, le système surmonte toujours tout puisqu’il est le simple fruit de notre coexistence permanente.

Le fait de parvenir à comprendre ce qui fait de vous un être unique vous permettra d’avancer avec sérénité, ce que peut-être d’autres envieront mais qui ne vous place pas pour autant au dessus d’eux. Cette assurance est une composante essentielle de ce que nous définissons comme le leadership car la confiance en soi attire la confiance des autres (on suit naturellement celui qui sait où il va). Ce travail sur vous que nous vous invitons à faire lors de nos interventions amorce ce type de changement. Ainsi, nous pensons que les bons managers sont ceux qui ont compris que leur richesse personnelle ne les rend pas supérieurs aux autres et qui sont naturellement attractifs sans utiliser les ressorts archaïques de la peur, de la division ou de l’argent. Nous espérons aussi que vous serez de ceux-là.

Construisez-vous avec le monde, soyez unique comme tout le monde.

Regards Croisés: pourquoi et comment ?

Parce que nous croyons que partager est la clé de la solution, parce que nous pensons que croiser les domaines, les regards, les expériences est source d’un enrichissement de meilleure qualité, parce que nous vivons aux quatre coins de la France, parce que nous venons d’univers professionnels différents et que nos parcours sont atypiques et parce que nos chemins se sont croisés un jour, nous voulons transmettre notre version des choses : celle qui raconte le monde du travail tel qu’il est et qui propose de choisir une route que tous les membres du collectif Regards Croisés ont suivi avec conviction.